Rapport sur les impacts des activités minières au Katanga: Cas de la Société d’Exploitation de Kipoi (SEK) sur les communautés locales

Au lendemain de la libéralisation du secteur minier en République Démocratique du Congo, les richesses du sous-sol ont attiré de nombreux capitaux privés essentiellement vers les mines au Katanga. C’est dans cette optique que se situe la présence de SEK, Société d’Exploitation de Kipoï dans la province du Katanga. Son avènement était une lueur d’espoir en termes d’amélioration des conditions de vie pour les communautés de Lwafi, Kangambwa et Bungu bungu notamment.

Le présent rapport révèle, sur base des données factuelles, que les conditions de vie de ces communautés locales sont bien loin de s’améliorer en ce qu’elles n’ont pas accès aux services sociaux de base. Cela est du au faible engagement de l’entreprise pour la mise en oeuvre de ses responsabilités sociétales.
Alors qu’elle était tenue de poser des oeuvres sociales en concertation avec les communautés locales, celles-ci n’y ont pas été associées car l’entreprise s’était contentée de l’unique participation du chef du groupement Katanga. En effet, alors qu’ayant l’obligation de consulter les communautés locales au terme de la loi, SEK a organisé une simple consultation avec seul le chef du groupement Katanga entourés de ses notables.

Ce rapport note que l’absence de développement communautaire dans les localités environnant SEK est en partie de la responsabilité de l’Etat qui ne rétrocède pas la quote-part de 15% de la redevance minière dans la zone où exploite la Société d’exploitation de Kipoï.

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