Des ouvriers sans droits: « Cas des journaliers de Congo Loyal Will Mining »

photo ouvrier accidenté

La promulgation de la loi N°007/2002 du 11 juillet 2002 portant code minier en République démocratique du Congo (RDC) a donné lieu à une importante ruée d’investisseurs étrangers vers ce secteur d’activités. Quatre ans plus tard le tableau en est sombre : plusieurs violations de ladite loi ont été enregistrées. Pour preuve, les rapports des Organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales, du panel des experts des Nations Unies dénoncent le pillage des ressources naturelles de la RDC.

Ces entreprises, pour la plupart des capitaux étrangers, sont souvent accusées d’abuser de leur statut juridique, de la situation post conflit et de faible gouvernance qui prévaut en RDC entre autres pour échapper au fisc, influencer les politiques nationales en divers secteurs, ne pas se conformer à la législation nationale et aux normes internationales pertinentes en matière du travail, voire contribuer à des violations des droits de l’homme de manière générale.

Au Katanga, depuis plus de dix ans maintenant, l’industrie minière s’est totalement effondrée au point que la principale entreprise publique est presque en train de disparaître, laissant place au foisonnement des entreprises privées qui ont occupé de façon anarchique le secteur minier profitant des faiblesses et de la cupidité des gouvernants congolais d’une part, et des lacunes de la loi sus mentionnée d’autre part. La nouvelle loi précitée se révèle incitatrice pour les investisseurs étrangers et le climat politique de non-Etat encourage la quasi-totalité de ces investisseurs à travailler en République Démocratique du Congo.

Le rapport de Global Witness de septembre 2004 intitulé « Rush and Ruin, the devastating mineral trade in southern Katanga, DRC » est une parfaite illustration non pas seulement du désordre qui s’est institué dans ce secteur, mais surtout de l’incapacité même de l’Etat congolais de maîtriser et de réguler un tel secteur stratégique pourvoyeur des richesses et d’emplois pour les populations congolaises. Aussi voit-on des entreprises à capitaux étrangers s’installer, engager de la main d’œuvre et disparaître au lendemain en emportant la production à l’état brut et sans payer le moindre salaire.

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